La justice approuve en Catalogne le couvre-feu, la réduction de la capacité et la limitation des réunions pendant Noël

Le procureur avait précédemment demandé à la Cour supérieure de justice de Catalogne de rejeter la demande de la Generalitat

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Des citoyens font la queue pour se faire vacciner à Barcelone.REUTERS
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Retour de la Justice sur les mesures restrictives que le Gouvernement de la Generalitat a conçues. le Cour supérieure de justice de Catalogne (TSJC) a appuyé la demande de l’Exécutif de Père Aragons d’appliquer un nouveau couvre-feu, de réduire la capacité dans divers secteurs à 70 % et de limiter les rassemblements sociaux, tels que les dîners et les déjeuners de Noël, à un maximum de 10 personnes. Aussi bien dans les restaurants que chez les particuliers.

Le TSJC a expliqué dans un tweet que les juges ont également accepté de maintenir l’utilisation du passeport Covid, et les mesures resteront en vigueur 14 jours à partir de vendredi. Lundi dernier, le gouvernement a annoncé avoir approuvé ces nouvelles restrictions, comme l’application d’un couvre-feu de 1h à 6h du matin dans 126 communes, pour prendre effet à l’aube du jeudi au vendredi et pendant 15 jours, mais il lui fallait l’approbation judiciaire parce que ce sont des mesures qui affectent les droits fondamentaux, et a également ordonné la fermeture des discothèques.

Des mesures qui peuvent ouvrir une guerre juridique avec le secteur sanctionné des loisirs et de l’hôtellerie. L’association patronale a déjà communiqué que cette décision, à des dates traditionnellement très bonnes pour le secteur, entraînera des millions de pertes, car ils perdent de nombreuses réserves pour ces jours-ci.

Le président de l’association catalane de gestion de l’hôtellerie et de la vie nocturne, Joaquim Boadas, avait déjà dénoncé avant cette résolution du TSJC, que le gouvernement catalan ne leur avait pas permis de négocier les mesures pour arrêter l’augmentation des cas de coronavirus. Il a également demandé des aides directes au secteur.

De son côté, l’Association des salles de concert de Catalogne (ASSAC) a considéré dans un communiqué la mise en place d’un nouveau couvre-feu comme une mesure « inefficace et onéreuse » et a rappelé que l’audience totale des salles et concerts de nuit n’atteignait pas 10 % de la population. « Nous avons déjà expérimenté l’alternative aux clubs et salles sous forme de grosses bouteilles sans aucun contrôle et avec un parti pris très agressif », rappellent-ils.

Le procureur avait demandé à la justice de rejeter la requête

Le procureur supérieur de Catalogne avait précédemment demandé à la justice de rejeter la demande du gouvernement d’appliquer une couvre-feu nocturne et limitation des réunions à un maximum de dix personnes, étant donné que ces « sévère » restrictions de Droits fondamentaux ils ne sont pas « idéaux » ou « nécessaires ».

C’est ce qu’a déclaré le Procureur dans un rapport adressé au Cour supérieure de Catalogne (TSJC), dans laquelle il s’oppose aux restrictions que le gouvernement de la Generalitat a proposées pour limiter l’avancée de la sixième vague du coronavirus et qui nécessitent une approbation judiciaire pour pouvoir s’appliquer.

Selon le procureur, le couvre-feu nocturne et la limitation des réunions à dix personnes maximum demandées par la Generalitat sont des mesures « sévères, étendues, très restrictives, intenses et généralisées » qui n’ont pas été « dûment motivées » et qui ne voit pas « idéal » ou « nécessaire », au vu du rapport présenté par la Generalitat.

La Generalitat a envoyé hier à la chambre contentieuse du TSJC son rapport avec les mesures qu’elle propose pour arrêter l’augmentation des infections de la sixième vague de coronavirus et qui portent atteinte aux droits fondamentaux – un couvre-feu nocturne entre 1 et 6 heures du matin, limitant les rassemblements sociaux à dix personnes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, et une capacité maximale de 70 % dans les cérémonies religieuses -, devant lequel le tribunal j’ai demandé au procureur de prendre une position.

Dans sa rédaction, le ministère public prévient que le restrictions soulevée par la Generalitat affecter les droits fondamentaux tels que la liberté de circulation, la vie privée de la famille et le droit de réunion, le droit à l’égalité et le droit à la protection des données des personnes.

Face à cette situation, le Procureur soutient que la limitation des droits fondamentaux « exige » que les mesures respectent « adéquatement » les principe de proportionnalité et qu’elles sont adéquates et les moins contraignantes pour éviter la contagion.

Dans sa lettre, le ministère public rappelle que le TSJC avait déjà prévenu la Generalitat le 25 novembre, en entérinant l’extension de l’exigence du passeport sanitaire, qu’étendre son utilisation « sans frein » nécessiterait « une plus grande motivation et une justification renforcée ».

Dans le cas du couvre-feu, de la limitation des réunions à dix personnes et de la réduction de la capacité à 70 %, le procureur prévient qu’il ne suffit « pas » de les justifier avec les données d’incidence du Covid et avec de « simples » considérations de prudence ou de protection.