Equality fera un registre des objecteurs pour savoir dans quelles zones de santé il y a des problèmes à avorter

La ministre de l'Égalité, Irene Montero, dans un acte.
La ministre de l’Égalité, Irene Montero, dans un acte.EFE
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Les Ministère de l’Égalité dirigé par Irene Montero fera une liste d’objecteurs pour savoir où les femmes ont des problèmes d’avortement dans un hôpital public et, par conséquent, où il y a un déficit de soins qui les oblige à se référer aux cliniques privées.

Il s’agit de l’une des mesures envisagées pour être incluses dans le Loi sur la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse, qui pourrait s’achever d’ici la fin de l’année ou, au plus tard, début 2022, et qui vise à approfondir les garanties de l’interruption volontaire de la femme enceinte et de l’éducation sexuelle de la population.

Il s’agirait d’un registre conçu non pas pour exercer des représailles contre les professionnels de la santé, mais pour détecter où se situent les lacunes et les besoins du système de santé, au fur et à mesure Publique et a confirmé LE MONDE.

Des sources du ministère de l’Égalité rapportent que la référence dans laquelle ils cherchent à mettre en œuvre ce registre est celle utilisée dans la loi sur l’euthanasie, et qu’elle a fait l’objet d’un large consensus au Congrès.

Ainsi, le fait d’avoir le nombre d’objecteurs pour chaque aire de santé fournit aux autorités les lacunes existantes et les mécanismes qu’elles devront mettre en place pour résoudre le problème et permettre la pratique des avortements dans le secteur de la santé publique.

Les données gérées par le ministère de l’Égalité sont que 87% des avortements sont pratiqués en milieu extra-hospitalier, dont la grande majorité sont dans des centres privés. De plus, il est frappant de constater qu’il existe huit provinces dans lesquelles aucune interruption de grossesse n’a été pratiquée.

Dans des déclarations recueillies par Europa Press, le directeur de la Institut des femmes, Toni Morillas, a expliqué lundi qu’il existe en Espagne « une mauvaise pratique » concernant « l’objection de conscience » des professionnels qui « entrave le droit humain à l’avortement » et n’est pas traitée comme « un avantage de plus du portefeuille de la Santé nationale Système », mais « une pratique qui génère une stigmatisation sociale ».

Le nombre d’avortements volontaires baisse de 11% l’année de la pandémie

Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) a diminué de 10,97 % en 2020 par rapport à l’année précédente, avec un total de 88 269 avortements, selon les données publiées ce mardi par le ministère de la Santé.

Sur le nombre total d’interventions, 84,51 % ont été référées vers des centres agréés pour l’interruption de grossesse (arrangée ou non) et les 15,49 % restants ont eu lieu dans des centres publics. Les avortements ont été pratiqués dans un total de 207 cliniques agréées.

La santé attribue cette baisse à la « situation exceptionnelle » causée par la pandémie et souligne que la chute s’est produite dans toutes les communautés autonomes et dans toutes les tranches d’âge.

Quatre communautés autonomes (Madrid, Estrémadure, Castille-La Manche et Murcie) n’ont signalé aucun avortement dans un établissement de santé public en 2020.

Selon le Registre d’État des interruptions volontaires de grossesse, le taux de VIV en 2020 était de 10,30 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 44 ans, contre 11,53 en 2019. Il s’agit du taux le plus bas depuis l’entrée en vigueur de la loi actuelle sur la santé sexuelle et reproductive en 2010. | EFE

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