Le juge refuse de libérer Juana Rivas pour « abus sexuels » présumés sur l’un de ses enfants alors qu’elle était sous sa responsabilité

Le magistrat pénal 1 de Grenade refuse de suspendre la prison pour la grâce, alléguant que la femme « est un danger pour ses enfants » et « ne s’est repentie à aucun moment »

Le juge refuse de libérer Juana Rivas pour "abus sexuels" présumés sur l
EFE
  • Exécutif Le gouvernement critique le fait que le juge ne libère pas Juana Rivas après sa grâce partielle : « C’est de la violence institutionnelle »

« La liberté de Juana Rivas pourrait constituer un grave danger pour ses enfants » et « ce tribunal ne participera pas à cette éventualité ». Cela a été répondu par le magistrat en chef du Penal 1 de Grenade à la demande de suspension de son entrée en prison par le procureur, après que l’ancien ministre et procureur général Dolores Delgado soit intervenu – selon ‘El Peridico de Espaa’ – et tord le critère du procureur provincial, ce qui était contraire à la demande de ladite suspension en raison de la grâce accordée par le gouvernement.

L’ordonnance de Manuel Piar, qui vient maudire l’Exécutif ayant « remplacé le Judiciaire » pour éviter la prison à Rivas, chamboule pourtant l’affaire, en évoquant l’une des causes pour lesquelles il refuse de suspendre la peine : Piar assure qu’il y a « des indices d’abus sexuels sur l’un des mineurs lorsqu’ils étaient en garde à vue » de Rivas. Concrètement, pendant les mois où la mère de Maracena (Grenade) était en Espagne avec les mineurs, les enlevant à son ex-conjoint, Franceso Arcuri, pour lequel elle sera plus tard condamnée à deux ans et demi de prison, et graciée par le gouvernement en août dernier.

La textualité est catégorique : « Ce tribunal », lit-on dans l’ordonnance, « ne sait plus comment le faire savoir aux autres tribunaux, et bien sûr au Gouvernement, qu’étant les enfants sous la garde et la garde de la mère, l’un des ont été abusés sexuellement, selon le pédiatre, un coroner et le mineur lui-même ont déclaré. Pendant ce temps, peu de temps après la vérification de ces faits, la mère cache les enfants, précisément au moment où la présence du mineur était indispensable à l’enquête. a été jetée au-dessus et son importance a été ignorée, sous l’apparence d’être victime d’un agresseur, lorsqu’après la seule condamnation prononcée, elle se réconcilie, conçoit un autre enfant sans qu’il y ait eu d’épisodes d’abus crédités ».

Le juge soutient, qui assure également que Rivas « n’a pas manifesté de repentir », que, s’agissant des abus allégués, « il y a [en Rivas] des indices de négligence présumée due au non-respect de l’obligation de veiller sur lui, de sorte que, lui permettre de se déplacer librement avec l’enfant, peut signifier le mettre en grave danger pour lui ».

Le magistrat précise que « ce n’est même pas la mère » qui a dénoncé ces événements, mais plutôt « c’est à l’école du mineur qu’ils ont pris la décision de l’emmener chez le médecin », et qu' »il n’y a aucune preuve qu’il ait dénoncé ce fait comme il faut s’y attendre chez une mère normale « . Remacha Piar, à propos de la personnalité publique de Rivas : « Cette perspective d’une mère qui se bat pour ses enfants ne s’est pas reflétée dans ces événements concrets très graves qui se sont produits avec l’un des mineurs. »

« Ce fait », poursuit le magistrat, « a été explicitement omis car il n’affecte pas la vie privée du mineur, mais il doit être exposé dans l’état où l’affaire est parvenue, comme une véritable raison qui crée de la méfiance quant à la possibilité que cela l’accusée peut se prévaloir de tout avantage pénitentiaire qui implique une pleine liberté de mouvement afin qu’elle puisse à nouveau retenir les mineurs sous sa garde et qu’ils soient à nouveau mis en danger par le manque d’exercice, et bien entendu, cette Cour ne sera pas celle qu’elle le permet, dans la mesure des compétences qui lui sont attribuées ».

Le magistrat conclut : « Avec toute la contemplation médiatique des mauvais traitements, un écran de fumée a été interposé qui cache un prétendu crime grave d’abus d’un mineur, et il y aura toujours une marge pour savoir si la mère a fait tout ce qu’elle pouvait pour découvrir ce crime, car il est censé savoir où se trouvait l’enfant lorsqu’il risquait d’être maltraité, les personnes qui pouvaient y avoir accès et, donc, le cercle d’éventuels auteurs ».

Enfin, conclut le juge pénal 1 de Grenade, une autre des raisons pour lesquelles la suspension de la peine est refusée est que Rivas « a répété le même comportement après avoir été condamné dans cette affaire et avec les mineurs en Italie ».