Il a été arrêté en 2003 avec du matériel explosif et des armes en tant que membre d’un commando en Navarre et sera libéré de prison après 20 ans de prison
Ibai Aginaga Guinée recevoir un accueil du public dimanche 13 prochain Mars à Berango (Biscaye) après avoir terminé 20 ans de prison et « tenir ferme contre le chantage exercé par les États et leurs collaborateurs »selon les groupes qui organisent ce étorri ongi. Aginaga fait partie du groupe des prisonniers critiques avec la décision adoptée par le reste de ses compagnons d’éviter le étorris ongi pour faciliter les changements de grade demandés par des dizaines de membres de l’ETA. L’hommage à Aginaga a été médiatisé à la fois sur les réseaux sociaux et avec la distribution de pamphlets anonymes. « visage végétal » et maintenir des actes d’hommage.
Le groupe de prisonniers de l’ETA aligné sur Sortu annoncé en novembre 2021 qu’il avait demandé à ses proches et partisans de ils n’organiseraient plus d’hommage public avec qui ils se sont divertis lorsqu’ils sont retournés dans leurs lieux d’origine après avoir purgé une peine de prison. Un geste mesuré dans le fluide relations entre EH Bildula plateforme citoyenne d’accompagnement des détenus Sare et le ministère de l’Intérieur. Refus de recevoir un étorri ongi Dès cette annonce, c’est devenu un argument pour opter pour des avantages pénitentiaires comme un passage du deuxième au troisième degré ou encore la libération conditionnelle pour purger les dernières années de la peine en liberté.
A peine un mois plus tard, le membre de l’ETA Ignace EtxebarriaBologne a été reçu par les rues de la vieille ville de Pampelune avec cierges magiques, fleurs et un aurresku d’honneur, lors d’un événement organisé par des proches et des groupes critiques de la stratégie politique de Sortu. La gauche Abertzale a pris ses distances avec cet accueil sans que de nouveaux hommages publics aient été produits ces derniers mois.
Les partisans d’Aginaga le considèrent comme un « combattant toutes ces années » dans les messages diffusés pour encourager la participation à cette étorri ongi dans lequel le soutien des critiques à la direction politique d’Arnaldo Otegi sera également mesuré.
La Fondation Villacisneros a demandé aux gouvernements basque et central d’interdire cette réception. « Bienvenue à un terroriste C’est un acte d’exaltation classée comme un crime dans le Code pénal et en plus les lois des victimes nationales et autonomes exhortent les pouvoirs de l’État à les éviter », souligne cette fondation à laquelle participent d’anciens dirigeants du PP basque en tant que Mara San Gil et Carlos Urquijo.
En décembre dernier, les partisans de la gauche abertzale a lancé des pétards et allumé des fusées éclairantes depuis un pont près de la prison de Basauri (Biscaye) la veille de Noël en guise de message de soutien au membre de l’ETA Ibaï Aginagacondamné en 2012 à 21 ans de prison en tant que membre du Commandement Nafarroa. Aginaga, originaire de Berango (Biscaye), a été transféré à Basauri en août dernier et fait partie des prisonniers qui ont pris leurs distances avec l’EPPK et refusent d’accepter les allocations carcérales.
Ibai Aguinaga Guinée était arrêté en 2003 alors qu’il avait 22 ans pour avoir fait partie d’un commando terroriste en Navarre. Dans l’opération policière, les membres de la Police Nationale ont saisi le commando Aginaga 150 kilos d’explosifs, des armes longues et trois pistolets automatiques. Depuis 1997, il avait été arrêté trois fois pour plus d’une vingtaine d’actions de terrorisme urbain. Dans son histoire criminelle courte mais intense, celle perpétrée le 5 janvier 1999 se démarque, lorsqu’il a participé, avec 30 autres individus cagoulés, au lancement de 50 « cocktails Molotov » contre la caserne de la Garde civile de Guecho.
Par ailleurs, dans son dossier de police, figure le 9 avril 1999 sa participation au placement d’un artefact fait maison au domicile du conseiller du PSOE Julio Eugenio Moro López. Un jour plus tard, le 10 avril, il placerait un autre engin explosif au domicile d’un autre conseiller, cette fois du PP, Virgilio Méndez Medrano.
