Les communautés autonomes exagèrent leurs différences avant le Covid avec l’inhibition du Gouvernement à 48 heures du réveillon de Noël

Les positions vont de la « dureté » de la Catalogne au refus de Madrid aux limitations au milieu de l’option du gouvernement d' »écouter » avant

Pedro S
Pedro Snchez, ce mardi, au Sénat.PRESSE EUROPE

48 heures après Noël, la perplexité et l’incertitude palpables dans la société face à l’évolution de la pandémie de Covid-19, avec des infections en hausse, sont transférées à la Conférence des présidents ce mercredi après-midi. Un rendez-vous extraordinaire, improvisé le week-end dernier, auquel le gouvernement assiste sans avoir exposé, au moins publiquement, des mesures pour contrôler cette sixième vague de la pandémie.

De l’exécutif, ils hésitent à aborder des restrictions ou des mesures impopulaires qui désavouent leur discours ces semaines – « masque, vaccination et prévention » -, tandis que la Catalogne veut prendre l’initiative dans le sens inverse : promouvoir des limitations sévères – couvre-feu, nuit de loisirs fermée , limitation des rassemblements sociaux, restriction de la capacité de l’hôtellerie – à l’ensemble du pays. En face, la Communauté de Madrid, qui rejette tout type de restriction. En litige est de savoir qui rend visible la position de leadership, d’influence.

L’augmentation des infections et l’incidence cumulée du variant micron ont contraint le Gouvernement à moduler sa stratégie. Officiellement, la feuille de route reste « vaccination », « prévention » et « tranquillité ». Mais la nécessité de « fixer des objectifs et des mesures » pour stopper cette nouvelle vague est déjà reconnue. Bien que ces mesures n’aient pas été décrites, annoncées ou communiquées aux communautés autonomes, elles estiment que la situation exige qu’à la fin de la réunion de ce mercredi, il soit nécessaire d’annoncer un accord ou un consensus.

L’ordre du jour ne fait qu’esquisser un générique : « Thème à discuter : évolution de la pandémie de Covid-19 ». Le directeur général, Pedro Snchez, sera accompagné des ministres des Finances, du ministre de la Politique territoriale et du ministre de la Santé. Ces derniers jours, les régions ont élevé la voix dans une séquence de demandes, avec des positions opposées, qui, comme le suppose le gouvernement, rendent difficile l’obtention d’un accord unanime en Conférence des présidents.

Discordances entre les communautés

Le manque d’initiative en termes de limitations de la part du gouvernement a conduit le président catalan, Pere Aragons, à faire le premier pas et à mettre sur la table un plan « dur » de restrictions qu’il a exhorté ce mardi à diffuser dans tout le pays. « On ne peut pas se contenter d’imposer des masques dans la rue. Les mesures adoptées par la Catalogne doivent être étendues à d’autres territoires. Le reste des communautés doit prendre des mesures qui ne sont pas faciles ou populaires, mais qui sont courageuses pour protéger la vie des citoyens » il a déclaré, qualifiant la situation de « critique ».

Car une demande majoritaire – jusqu’à sept régions en second : Andalousie, Castille-La Manche, Communauté Valencienne, Galice, Pays Basque, Castille et Len et Navarre – est de rendre obligatoire le port du masque à l’extérieur, surtout avec la vue mise dans le concentrations qui se produisent à ces dates de Noël. D’autres comme les Asturies ont déclaré qu’ils ne le considéraient pas comme une priorité.

Du gouvernement, ils rejettent la demande d’Aragons. En aucun cas, il n’y aura table rase. Ils veulent « écouter » les communautés avant de fixer ces « mesures » et « objectifs » qui sont désormais considérés comme nécessaires. Le pari, au moins jusqu’à ce mardi, était de permettre aux collectivités de moduler leur réponse à cette sixième vague. Qu’en utilisant des instruments juridiques et juridiques, ils prenaient des décisions, affirmant que tous les territoires ne sont pas égaux, et qu’il n’y a pas non plus de position de consensus entre eux.

Et c’est que tandis que la Catalogne exige la « dureté », Madrid rejette toutes les restrictions. La philosophie d’Isabel Daz Ayuso est de combiner coexistence avec le virus et réactivation économique. Un postulat qui, à cette occasion, est partagé par le Gouvernement, qui veut accélérer la prise de décision pour éviter de tronquer la reprise de secteurs déjà touchés, comme l’hôtellerie ou la vie nocturne. La dureté de la Catalogne est rejetée par la grande majorité des territoires, qui veulent éviter de grandes restrictions.

Un « cadre commun »

La présidente de Madrid a suscité la polémique ce mardi puisque, vu le chaos et l’effondrement qui règnent dans les centres de santé et les urgences, elle est venue glisser l’accusation d’un hypothétique boycott des personnels de santé : « Dans certains centres ils ne décrochent pas les téléphones, ils raccrocher Du coup il n’y a plus de médecins… ».

Dans cette indéfinition publique qu’entretient le gouvernement, depuis l’annonce samedi dernier de la célébration de la Conférence des présidents, les régions ont formulé leurs demandes. Des masques, qu’un fonds Covid soit activé pour les collectivités en 2022 -comme demandé par la Catalogne, l’Andalousie, l’Aragn et la Murcie et que l’Exécutif rejette, ou que le passeport Covid soit généralisé.

Oui, il y a un consensus dans les communautés autonomes pour demander à Sanchez un « cadre commun », des « mesures communes », « le plus homogène possible ». « Nous allons mettre la situation en commun, nous allons écouter toutes les communautés. Toutes ne pensent pas la même chose et n’ont pas la même situation. Ce sur quoi nous entendons nous mettre le plus possible, c’est un dénominateur commun minimum pour où il faut agir de manière spécifique dans chaque collectivité », a avancé Isabel Rodrguez, porte-parole du gouvernement.

Le gouvernement justifie son manque d’initiative et son retard en disant que « nous ne sommes absolument pas comme il y a un an ». « La situation n’est pas la même qu’il y a un an. Nous allons analyser les circonstances, fixer des objectifs et des mesures, mais le moment est différent de l’année dernière », a déclaré Rodríguez, également responsable de la politique territoriale.