Ils entendent éviter que l’enquête ne soit « un cirque » et saluent la proposition du PNV
La Table du Congrès a accepté pour approbation la demande de création d’une commission parlementaire chargée d’enquêter sur les abus sexuels commis par des membres de l’Église catholique contre des mineurs. L’initiative, cependant, n’a franchi que la première étape, maintenant il reste que le Conseil des conférenciersqui ne se réunira que le lendemain 15, décidez si vous lui donnez le feu vert et, dans ce cas, quand vous l’enverrez en débat en séance plénière de la Chambre.
Pendant que se déroule cette procédure, après en tout cas la tenue des élections en Castille-et-León, les regards se tournent vers la position finale adoptée par le PSOE en la matière. Les socialistes annonceront leur position de manière prévisible cette semaine, après que le président du gouvernement, Pedro Sánchez, ait rencontré comme promis les victimes des abus susmentionnés.
En tout cas, le PSOE penche vers la formule proposée par le PNV, une formation qui rejette le « pimpampán » typique des commissions d’enquête parlementaires et parie plutôt sur la constitution d’une commission d’experts indépendants qui approfondissent le sujet et élaborent un rapport sérieux et exhaustif qu’il enverra au Congrès. Cette formule serait bien sûr parfaitement compatible avec les recherches déjà annoncées par le procureur.
Les socialistes s’accordent avec les nationalistes basques sur le fait que dans une affaire « délicate et extrêmement sensible » pour les victimes, toute formule susceptible de finir par devenir un « cirque » doit être évitée, et les commissions d’enquête parlementaires fortement influencées par les intérêts de chaque force politique sont généralement un terrain fertile pour les échauffourées et les batailles partisanes.
Au contraire, les groupes qui ont proposé la commission d’enquête au Congrès insistent sur le fait qu’il s’agit d’un « fil d’espoir » pour les victimes qui, insistent-ils, « méritent d’avoir une voix », comme le souligne la porte-parole d’EH Bildu, Mertxe Aizpuruapour qui, face aux tentatives de l’Église d’entraver les enquêtes, ce sont les forces parlementaires qui doivent « pousser en sens inverse ».
Le CUP, de son côté, assure que le « cadre » n’est pas indispensable tant que la formule finalement choisie sert à « réparer, reconnaître et empêcher que les événements ne se répètent ». Cette formation insiste sur le fait que « le haut clergé ne peut être placé hors de la Justice » ni dans le cas de pédérastie ni dans celui de « biens volés et frauduleusement enregistrés ».
PP et Citoyens
Ciudadanos est disposée à soutenir la création de la commission parlementaire car elle estime que les victimes « doivent être entendues » bien qu’elle prévienne que l’enquête « ne doit pas servir à diaboliser l’Eglise » et qu’en tout état de cause, des mesures claires doivent en sortir. pour que les faits ne se répètent pas.
Le PP a cependant déjà exprimé son opposition à la création de cette commission parlementaire telle que proposée par United We Can, ERC et Bildu. Comme alternative, ils ont présenté aujourd’hui à la Table du Congrès la demande de création d’une commission qui enquêterait non seulement sur les abus au sein de l’Église, mais aussi sur ceux commis contre les mineurs protégés par les communautés autonomes. Son initiative a été rejetée par la majorité du PSOE et United We Can. De même, le Conseil des porte-parole a rejeté la proposition du PP de renvoyer à la plénière la création d’une commission chargée d’enquêter sur les cas d’abus commis dans les communautés Baléares Oui valencien.
