Ins Arrimadas sauve le premier pouls des critiques contre elle mais voit la réponse interne grandir

Juan Marn a remporté une primaire à caractère national marqué après le défi lancé par son rival contre le président « orange »

Albert Rivera, Juan Mar
Albert Rivera, Juan Marn et Ins Arrimadas, en 2018.EFE

Ce n’était pas un balle de match mais presque. Ins Arrimadas a sauvé hier la première grande offensive du secteur critique de Ciudadanos contre elle après son candidat, Juan Marn, a remporté les primaires à la tête de la liste électorale du parti en Andalousie. Cependant, le résultat laisse également la photo de la division et la réponse interne.

Le vote avait ses risques car Arrimadas risquait une partie de son crédit politique et de son leadership après une année très intense et compliquée en interne, où les troubles se sont accrus et la décomposition du projet s’est accélérée après la débâcle en Catalogne et le fiasco de la motion de censure de Murcie.

En ce sens, les primaires en ont été l’expression, transcendant la sphère andalouse et jouant dans une tonalité clairement nationale. Car on pourrait dire que le principal rival de Marn, Fran Carrillo, avait présenté aux militants une sorte de motion de censure contre Arrimadas en tant que président de Ciudadanos et un défi au cap fixé par la direction nationale.

Que la différence soit de 26 points entre Marn et Carrillo, ou qu’elle l’ait presque doublé en voix -369 voix de plus en termes absolus- est un soulagement et un résultat « incontestable » pour la direction. Pero, al mismo tiempo, ese mismo dato arroja otra lectura ms amarga, y es que existe una considerable contestacin interna a Arrimadas que se ha manifestado por primera vez por la va interpuesta de Carrillo (32,2%) y de otras dos candidaturas ( la de Elena Bago, avec 5,2 % ; et de Carmen Almagro, de Renovadores, avec 2,5 %).

La somme des trois rivaux critiques atteint 40 % des voix. C’est un chiffre remarquable, auquel il faut aussi ajouter que la participation n’a pas atteint 55% des affiliés. Cela indique que le militantisme, qui est le muscle du parti, est désormais démobilisé.

« Carrillo ne perd pas, mais Fran Hervas »

Des sources de la direction nient être concernées ou avoir vu un « réveil » dans ces données car il ne s’agissait pas de personnes partageant un projet et qui n’étaient même pas regroupées autour de Carrillo. De plus, pour contextualiser le résultat, ils donnent un exemple que la différence est plus grande que celle de Juan Espadas contre Susana Daz dans les primaires andalouses du PSOE.

Ainsi, l’équilibre d’un membre du dôme Orange c’est que le résultat a été « assez fort » pour que désormais tout le parti puisse « s’unir et se regrouper » autour de Marn, qui selon lui en ressort « renforcé » pour affronter la prochaine campagne électorale et sans le bruit qui a accompagné le candidat en les derniers mois.

D’autres sources du parti libéral résument ce qui s’est passé dans lequel Arrimadas « a pris le pouls » de manière « écrasante » contre une candidature, celle de Carrillo, qu’ils qualifient de « destructrice ». Ils soulignent qu’il est « le meilleur » possible de rééditer le gouvernement de Juanma Moreno avec des citoyens.

Un leader national insiste sur l’idée que Carrillo travaillait à « détruire » le parti « de l’intérieur » et qu’il était de connivence avec le PP et Fran Hervas -le plombier Albert Rivera qui a signé Gnova pour que le PP absorbe Cs avec une OPA hostile. Pour cette raison, il a condamné : « Ces primaires ne sont pas perdues par Fran Carrillo, mais par Fran Hervas. »