Le parquet demande 36 ans de prison pour le membre de l’ETA arrêté avec la dernière signature d’Otegi pour Sortu

Le procureur du Tribunal national et l’AVT attribuent le placement de deux explosifs dans les Asturies

Iratxe Sorzabal, lundi sur le siège du Tribunal national.
Iratxe Sorzabal, lundi sur le siège du Tribunal national.

Le parquet de la Cour nationale a requis ce mardi 36 ans de prison pour Iratxe Sorzaballe leader de l’ETA arrêté en 2015 avec Plan David, la dernière recrue d’Arnaldo Otegi pour Sortu. Pla et Sorzabal formaient la dernière direction reconnaissable de l’ETA et les forces de sécurité considèrent qu’ils étaient deux des hommes cagoulés qui ont lu en 2012 le communiqué appelant à la fin des violences.

Sa chance après l’arrestation n’a pas été égale : il est libre sans cause ouverte et elle, en plus de purger une peine en France, a été temporairement remise à l’Espagne pour y être jugée pour avoir posé deux bombes à Gijn qui n’ont fait aucune victime. Chacun représente un crime de ravage et une demande de 18 ans de prison.

Les deux jours de procès se sont terminés sans référence à cette dernière étape de Sorzabal dans le dôme du appareil politique du gang, dans lequel elle s’éleva propulsée par la succession d’arrestations de meneurs. Les faits jugés étaient bien antérieurs, d’une première étape dans l’organisation terroriste qui avait conduit à sa première arrestation en 1997.

En collaboration avec le Parquet, l’Association des victimes du terrorisme (AVT) a porté l’accusation, qui a requis la même peine que le Parquet. Initialement, l’accusation comprenait celle d’appartenance à l’ETA, mais elle a été retirée car les tribunaux français l’avaient déjà reconnu coupable de ce crime. Fiscal emilio mir et l’avocat Carmen voleuse de Guevara Ils ont rejeté les allégations de torture de Sorzabal, qui ont été mises de côté.

Les aveux obtenus par la Garde civile, selon Sorzabal pour mauvais traitements, n’ont pas été pris en compte comme preuve car ils n’ont pas été ratifiés devant le juge. S pèse surtout contre elle kantada qu’il a envoyé à la direction de l’ETA détaillant ce qu’il avait déclaré après son arrestation et quelle avait été son activité dans le groupe. C’est également là qu’il a été impliqué dans les activités terroristes dont il est accusé.

La défense a demandé l’acquittement en recourant principalement à la torture et en remettant en cause l’importance de la kantada. « Cette partie a du respect pour les victimes. Je comprends parfaitement que la vérité doit être connue, qu’elle doit être clarifiée, que des faits d’il y a 25 ans doivent être jugés. Je le comprends parfaitement, mais pas comme ça. »

Si le tribunal condamne Sorzabal, le membre de l’ETA commencera à purger sa peine lorsque celle prononcée en France sera terminée.