Pilar Alegra estime que l’Espagne devra scolariser quelque 100 000 mineurs ukrainiens

Il souligne que le gouvernement s’efforce de couvrir les frais d’embauche de personnel de renfort

Un enseignant, à Le
Un enseignant à Lepolis avec des enfants venus d’autres parties de l’Ukraine à la suite de l’invasion russe.Mykola TysEFE
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La ministre de l’Education, Pilar Alegra, estime que « quelque 100 000 mineurs ukrainiens devront aller à l’école en Espagne » à la suite de l’invasion russe de son pays et veille à ce que gouvernement travaille pour défrayer les coûts d’embauche de personnel de remplacement.

Pour ce faire, un travail est fait en coordination entre les Ministère de l’Éducation et les communautés autonomes : « En tout cas, tant les communautés que le ministère ont une grande expérience dans la scolarisation des mineurs en situation particulière, dans ce cas la différence sera le volume d’enfants que nous devons accueillir et scolariser et leur situation affective. « 

Dans une interview publiée ce jeudi Héraut d’Aragonle ministre souligne qu’« avec les données fournies par les ONG qui travaillent sur le terrain et celles des organisations internationales, du ministère on considère aujourd’hui qu’environ 100 000 mineurs devront être scolarisés, ce qui impliquerait que plus plus de 200 000 Ukrainiens devront être accueillis en Espagne »

Il ajoute qu’en Espagne « il y a 120 000 Ukrainiens inscrits et ceux qui ont quitté leur pays cherchent à déménager avec de la famille ou des amis. Mais ce sont des prévisions très approximatives, que j’espère que nous n’aurons pas à revoir à la hausse ».

En ce moment, l’Éducation travaille sur « le nombre de réfugiés, les coûts économiques de leur scolarisation, l’embauche d’enseignants, de conseillers et d’assistants ou la préparation de nouvelles infrastructures éducatives, si nécessaire, c’est ce qui nous inquiète le plus tous ».

Dans le cas des plus de 16 ans, dans l’enseignement post-obligatoire, selon Alegra, « ce sont ces mineurs qui doivent volontairement accepter de poursuivre la formation. Depuis le ministère, nous avons déjà prévu que nous devrons assister rapidement à la l’homologation ou la reconnaissance des qualifications et des niveaux d’études atteints par ces jeunes, afin qu’ils puissent poursuivre leurs études soit par la Formation Professionnelle, soit par le Baccalauréat ».

A un autre moment de l’interview, le ministre explique que « la scolarisation des mineurs se fait toujours de manière similaire dans tout le pays. Lorsque les mineurs arrivent, ils sont immédiatement placés dans une classe avec des enfants de leur âge, afin que leur intégration soit la plus aussi rapidement que possible. Une première attention personnelle leur est apportée, par l’intermédiaire de conseillers dans les centres eux-mêmes, et les besoins d’attention psychologique ou autre sont identifiés ».

De même, « les besoins d’apprentissage de notre langue sont évalués et une immersion linguistique est réalisée. Et simultanément leur niveau d’études et leur parcours scolaire sont évalués, pour déterminer les besoins d’éventuelles mesures de renforcement ».

Il ajoute qu' »en Espagne, nous avons l’habitude de travailler avec des mineurs qui arrivent sans connaître notre langue. La différence est maintenant dans le volume de mineurs qui peuvent arriver et les besoins psychologiques dont ils peuvent avoir besoin. Les protocoles sont identifiés, même si le 30 nous révisez-les et unifiez-les entre toutes les administrations ».