La victime présumée d’une agression sexuelle en groupe à Valence affirme avoir « peur » d’éventuelles représailles
Jusqu’à « sept pages imprimées avec une partie des conversations sur Instagram, ainsi qu’une page avec celle reçue par WhatsApp ». Avec des « menaces » comme celle-ci : « YK TU DÉNONCES QUAND CE N’EST PAS DE NOTRE FAUTE TU ES UNE PUTAIN ET VA FAIRE PASSER TA VIDÉO ET A CAUSE DE TA FAUTE NOUS DEVONS LA PAYER CAR TU N’ES AVERTI DE K QUE S’ILS METTENT NOUS DANS LE CENTRE PARCE QUE TU TE BLAME TU VAS CHIER LA SALOPE LE BATTEMENT K ILS VONT TE FRAPPER NE SERONT PAS NORMAUX ».
Des lignes comme celles-ci sont celles qu’il reçoit le moins sur ses réseaux sociaux UN. qui, le 16 mai, a dénoncé une présumée agression sexuelle collective dans Burjassot (Valence) -un autre mineur aurait également été violé-, après quoi cinq mineurs ont été arrêtés et, quelques jours plus tard, un adulte. Ce jeudi, la défense du mineur a envoyé un acte judiciaire dans lequel elle disculpe trois des détenus et, dans le même temps, demande la « reconnaissance » et l’identification de trois autres personnes. Et le 24 mai dernier, une semaine après la première plainte, l’avocat du mineur, Manuela Muoz Sánchez (avocats d’avant-garde), Il en a présenté une deuxième en raison des « menaces qu’il reçoit depuis qu’il a signalé des agressions sexuelles commises par plusieurs hommes ».
Sur WhatsApp, par exemple, j’ai reçu ceci : « TOI ET TON AMI DEVEZ SIGNALER DES MENSONGES QUE PERSONNE N’A VIOLAOOO VOUS AIMERIEZ ÇA, VOUS PUTAINS DE HOTTIES ET OUI JE VOIS VOUS ET VOTRE AMI JE VAIS VOUS CASSER LA BOUCHE POUR MAL. » Et une vidéo circule également dans laquelle « il y a une conversation dans laquelle les noms et prénoms de la plaignante et de deux de ses amis peuvent être parfaitement entendus ». Sur ce, le mineur explique que « les voix sont manipulées, puisque la conversation d’origine ne coïncide pas avec celle qui est parvenue au dénonciateur ».
« Interrogée à ce sujet, elle dit qu’elle a peur qu’ils mettent à exécution ses menaces », indique la plainte à laquelle A se réfère. Et que « étant donné que tous les agresseurs sont de l’ethnie rom et qu’elle ignore les relation qu’ils peuvent avoir avec les Roms qui résident dans la ville de Torrentcraignent d’éventuelles représailles d’où qu’elles viennent ». La mineure souligne également qu' »elle n’a répondu à aucune des insultes ou menaces », et que « dans la conversation WhatsApp, elle a demandé qui était la personne qui lui avait écrit, puisque le le numéro à partir duquel ils vous ont écrit n’appartient à aucun des contacts que vous avez dans votre carnet d’adresses ».
La défense de A. indique qu' »une revictimisation » serait en cours et aussi que le mineur « ne reçoit pas de traitement psychologique » trois semaines après les agressions sexuelles multiples présumées. Une revictimisation qui se serait également produite lorsqu’ils n’ont pas été autorisés à déposer la deuxième plainte « au commissariat Corps de police du district national – Ruzafaà Valence », où « des agents en uniforme leur ont dit qu’il valait mieux qu’ils se rendent au commissariat où ils ont initialement dénoncé les faits qui ont donné lieu à ces menaces ».
En d’autres termes, ils retourneraient à Burjassot, où vivent les mineurs qui sont en liberté surveillée et qui auraient commis le viol collectif. Sur lequel tombe depuis le 20 mai, en plus, une injonction d’éloignement. Lieu où, selon les sources consultées par ce journal, « le mineur A. hésitait à se rendre ». La mère « est venue téléphoner aux services de police [de Burjassot]pour connaître les démarches à suivre pour déposer cette plainte, où ils lui ont indiqué qu’il pouvait porter plainte dans n’importe quel commissariat du corps de la police nationale, ainsi qu’à ceux de la garde civile ou du tribunal de la garde ».
Quelque chose qui ne s’est pas produit car il n’a pas été admis pour traitement ni à Torrente ni à Ruzafa et qui a obligé la mineure et sa mère à se rendre à nouveau sur les lieux. Pour les mêmes raisons, la défense de A. fait allusion au fait qu’il a fallu des jours pour présenter le mémoire judiciaire qui a disculpé jeudi trois des mineurs en liberté surveillée et mis en cause trois autres hommes, dont on ignore pour l’instant s’ils sont plus âgés. ou mineurs. L’adulte interpellé mercredi a en revanche déjà été libéré mais avec une ordonnance d’éloignement pour le mineur, malgré le fait que dans sa dernière déclaration, ce dernier ait affirmé ne pas l’identifier comme agresseur.
Concernant la première plainte pour « agression sexuelle » le 17 mai, selon la documentation à laquelle EL MUNDO a eu accès. Il est enregistré que « la mineure A. a rencontré la mineure A. également, via l’application Instagram il y a environ une semaine, l’ayant rencontrée le 14, une autre fille nommée C. assistant au même rendez-vous, rencontrant en personne ce même journée. »
Et il poursuit : « Que les trois ensemble se sont installés à la station de métro Burjassot-Godella, où A. [vctima de la violacin no grupal] J’avais rendez-vous avec trois mecs que j’ai rencontrés sur Instagram et que je n’avais vus que la veille. »
Deux jours plus tard, « vers 16 heures, A. et A. se sont retrouvés (…) pour se rendre à la gare de Burjassot où ils avaient convenu de retrouver I. et L., les garçons arrivant quelques minutes plus tard. »
