La communauté et le conseil municipal mettent leurs ressources à la disposition des personnes expulsées de leur pays en raison du conflit
Avec le conflit brûlant sur le territoire ukrainien après l’invasion de la Russie, le mouvement des citoyens évacués du pays commence à prendre forme dans la réalité. Les premiers, en particulier des femmes et des enfants, ont déjà commencé à quitter l’Ukraine, s’arrêtant en Pologne, et le mouvement de réfugiés à travers le reste des territoires européens aura lieu dans les prochains jours.
Face à cette situation, la Communauté de Madrid et la mairie de la capitale ont déjà commencé à se déplacer pour pouvoir accueillir les expulsés par la guerre. Le gouvernement régional, par l’intermédiaire du ministre de la Santé, Enrique Ruiz Escudero, a offert hier au ministère de la Santé 700 lits à l’hôpital de soins infirmiers Isabel Zendal pour pallier les éventuels besoins de soins qui serviront à la fois pour les hospitalisations régulières et comme unité de soins intensifs.
Selon la lettre envoyée par le responsable de la santé de la Communauté de Madrid, ce nombre pourrait atteindre 1 000 en une semaine et à ceux-ci pourraient s’ajouter ceux du reste des centres qui composent le Service de santé de Madrid (SERMAS). Le gouvernement de la Communauté de Madrid est conscient de la gravité de la situation que traverse le peuple ukrainien et est solidaire avec lui en fournissant ses infrastructures sanitaires pour tout ce dont il a besoin, disent-ils depuis la Puerta del Sol.
Parallèlement, la mairie de Madrid a également commencé à travailler à la recherche de solutions d’assistance et d’accueil pour les réfugiés d’Ukraine. Une situation qui n’est pas nouvelle au sein du Consistoire, qui ces dernières années a déjà accueilli des expatriés de Colombie lors de la fermeture des frontières avec le Venezuela ; la Syrie, avec l’équipe gouvernementale précédente pendant la guerre dans le pays ; ou l’Afghanistan, après la prise du pouvoir par la force par les talibans.
C’est précisément la même infrastructure, avec des modules préfabriqués, qui a été offerte aux femmes et aux enfants afghans, c’est ce que le gouvernement municipal a maintenant mis sur la table pour le conflit de guerre en Ukraine. Un espace de 80 places que la société serait disposée à agrandir si nécessaire, ainsi que des espaces de loisirs tels que des aires de jeux pour les familles.
C’est une ressource très accueillante, nous savons que ce ne sera jamais comme à la maison mais ils viennent de vivre une expérience traumatisante. Ce sont des citoyens qui se sont endormis un jour dans la paix et se sont réveillés le lendemain avec une guerre et des appels au combat, a fait remarquer hier l’adjoint au maire, Begoa Villacs, qui a également confirmé que le conseil municipal, par l’intermédiaire de l’ambassade du pays, avait déjà contacté le HCR et la Croix-Rouge pour mettre à leur disposition oun fonds spécial pour ce type d’urgence dont dispose le conseil municipal de la capitale, doté de 250 000 euros.
Comme l’a détaillé le chef de Ciudadanos à Madrid lors d’une visite au marché municipal d’Aluche, ce reste sera distribué en fonction des besoins dont ces personnes ont besoin en coordination avec les agences d’aide nationales et humanitaires. Ils ne nous ont encore rien dit sur le moment où nous devrons commencer car nous sommes dans une situation très préliminairea affirmé Villacs, qui a expliqué que pour cette raison, ils n’ont commencé à utiliser ni les ressources économiques ni l’aide que le conseil municipal de la capitale a déjà mises à disposition.
Ce que l’adjoint au maire a apprécié, c’est la capacité de Madrid à faire face à ce type de situation. Cette ville se distingue pour accueillir particulièrement bien ceux qui arrivent, comme nous l’avons déjà fait avec les familles arrivées d’Afghanistan, a-t-il affirmé avant de rappeler que la situation dans le pays asiatique ne s’est pas trop améliorée ces derniers mois, malgré la moindre attention médiatique sur son situation. . Il y a encore beaucoup de femmes qui vivent la vraie terreur d’être là.
