La Generalitat a l’intention d’éviter la peine de 25% d’espagnol avec l’approbation des enseignants à un nouveau décret linguistique

Le gouvernement ouvre une consultation publique préalable d’un mois pour élaborer un cadre réglementaire dans lequel il ignorera les pourcentages de chaque langue

Peint en faveur de l'immersion.
Peint en faveur de l’immersion.GORKA LOINAZPRESSE ARABE
  • Reportage Le Síndic de Greuges approuve l’immersion linguistique contre la peine de 25% d’espagnol
  • Généralité Les enseignants de Catalogne coincent le ministre de l’Éducation

Un nouveau décret linguistique dans lequel il n’y a aucune référence aux pourcentages de matières en catalan ou en espagnol. Ce sera la réponse de la Generalitat à la décision qui exige l’enseignement d’un minimum de 25% des cours en espagnol. « Nous mesurons les apprentissages, pas les pourcentages », a interpellé le ministre de l’Éducation, Josep González-Cambraydans la dernière semaine du délai pour commencer à appliquer l’ordonnance du tribunal.

Lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil exécutif, le conseiller Il a assuré que le nouveau cadre réglementaire, qui développera le deuxième titre de la loi catalane sur l’éducation, « garantira que les objectifs pédagogiques sont atteints » dans les deux langues à la fin de la quatrième année de l’ESO. Cependant, il n’a pas précisé ce qui se passera si la Cour supérieure de justice de Catalogne finit par accepter l’exécution forcée de la décision que la Cour suprême a ratifiée en novembre dernier. « Les centres ont toute la couverture juridique et politique face à cette ingérence », s’est-il contenté de répondre.

La première mesure que prendra le gouvernement sera de soumettre le décret à une consultation publique préalable d’un mois, dont l’objectif est de « renforcer le modèle scolaire catalan » et dont la priorité est d’inverser « le recul que le catalan a connu dans les salles de classe ces dernières années. En ce sens, Cambray s’est référé, entre autres rapports, à celui rendu public hier par le Síndic de Greuges sur les usages linguistiques des enfants et des adolescents en Catalogne.

Le conseiller a assuré que ce nouveau cadre juridique, dont le processus pourrait prendre jusqu’à près d’un an, sera conforme à la loi régionale et nationale sur l’éducation (Lomloe), mais a refusé de se prononcer sur la question de savoir si la réponse de la Generalitat suppose le respect ou la désobéissance aux juges. . A travers une consultation préalable, l’exécutif catalan cherche à s’armer « d’un large consensus politique, social et pédagogique ». Pour ce faire, il sollicitera la complicité de la communauté éducative et du Conseil consultatif linguistique, une instance récemment créée par le ministère lui-même.

Cambray a également annoncé que le Gouvernement se joindrait demain aux mobilisations en faveur de l’immersion linguistique et contre la condamnation des 25% d’espagnols. Paradoxalement, l’une des raisons d’appeler cette journée de grève et de concentrations éducatives est l’inaction que certains syndicats attribuent à l’exécutif catalan pour protéger les directeurs et les enseignants après la décision de justice.