Les amis de Jaime Guerrero rendent hommage au mineur assassiné de 15 ans avec des vidéos sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils montrent des symboles et des gestes d’appartenance au gang Trinitarios Latino
Jaime Guerrero Messousi, le mineur de 15 ans tué samedi dernier à Atocha après un affrontement entre gangs latinos, avait des liens avec la chorale des Trinitaires de Vallecas, Il portait une machette de 24 pouces lorsqu’il a reçu le coup de couteau mortel et avait été détenu à plusieurs reprises par la police, selon des sources d’enquête. En effet, de nombreux membres de gangs ont laissé des hommages à Jaime, surnommé Pepe, tout au long des derniers jours sur les réseaux sociaux. Dans les vidéos TikTok partagées par des milliers de followers, ils ont mis des cœurs verts, le symbole du groupe des Trinitaires. un grand guerrier, Vole haut mon guerrier, voici ta deuxième famille, nous t’aimons mon frère, ils prient les messages à la mémoire du défunt tandis que passe la musique Drill, un dérivé du rap. Plusieurs d’entre eux ont réalisé des montages avec des images de Jaime dans lesquelles on le voit entouré d’autres membres du gang alors qu’ils font le geste de Trinis avec leurs doigts. Dans plusieurs strophes, les membres du gang répètent le mot Pencoune manière péjorative d’appeler les DDP.
Dans un parc de Vallecas où Pepe avait l’habitude de se retrouver avec ses amis, des dizaines de bougies vertes et de lettres dédiées au défunt ont été placées. Frère, je t’écris ceci avec des larmes sur le visage, les yeux rouges d’avoir pensé à toi toute la nuit. Je te demande seulement de prendre soin de nous où que tu sois que tu peux me pardonner de ne pas avoir été là comme je t’avais dit que je serais toujoursdit l’une des lettres.
La Police Nationale a déjà pu préciser que le crime de Jaime a commencé par une rixe entre membres et sympathisants de la Dominicaine Don’t Play (DDP) et les Trinitaires, les bandes latines avec le plus de membres aujourd’hui dans la Communauté de Madrid. Cet après-midi-là, les deux groupes rivaux ont eu plusieurs affrontements dans le quartier de la rue Atocha.
Les enregistrements des caméras de sécurité de la boîte de nuit Independance montrent comment le mineur décédé marche dans la rue avec une machette dans les mains jusqu’à ce qu’un garçon costaud le rattrape et le frappe à la poitrine avec une machette.
Ses parents les plus proches continuent de nier qu’il ait été impliqué dans un gang. Ils assurent que samedi dernier il a quitté sa maison de Vallecas pour se rendre à Atocha chercher quelques connaissances et qu’il a promis à sa mère qu’il reviendrait à 22h30. D’autres de ses amis, cependant, ont admis hier que il était depuis longtemps dans l’absurdité des gangs trinitaires.
Sa famille a également nié dans un premier temps que Jaime était membre d’un gang latin jusqu’à hier, un parent a reconnu que s’ils savaient qu’il s’était lié avec un gang de quartier sans penser qu’il était impliqué dans un quelconque méfait.
Le mineur a joué au football dans l’équipe de cadets A de Mstoles où personne ne soupçonnait qu’il était membre d’un gang. De plus, ses coéquipiers ont assuré dimanche que ce qui s’était passé était inexplicable et même son propre entraîneur, Jess Miranda, a déclaré qu’il l’encourageait à être plus véhément et à enfoncer davantage sa jambe lorsqu’il jouait pour l’équipe au poste d’arrière gauche. On lui a demandé d’être plus fort sur le ballon car il évitait ce contact et n’était pas un joueur super agressiffit remarquer Miranda. C’était un garçon, très humble et très calme et il n’élevait jamais la voix et ne se plaignait jamais de rien, a ajouté le maître Mostolense.
Le quartier général supérieur de la police de Madrid s’est dit hier préoccupé par le fait qu’il y a de plus en plus de jeunes qui, bien qu’ils ne soient pas membres officiels d’un gang latin, sympathisent avec eux sur les réseaux sociaux, pour lesquels ils ont demandé aux parents et aux éducateurs des adolescents une plus grande vigilance et implication pour stopper ce type de fuites et qu’ils finissent par rejoindre les gangs. Beaucoup de jeunes ne savent pas qu’ils marquent ainsi une cibleont-ils souligné depuis le Siège.
La police ne croit pas qu’il y ait un rebond des attentats perpétrés par des gangs latins malgré ceux qui se sont produits ce week-end dans la Communauté de Madrid. Il va quand même repenser l’opération déployée depuis décembre contre ces groupes pour toucher les zones les plus sensibles.
L’année dernière, la police a lancé «l’opération hispanique» pour intensifier le travail contre les gangs, qui s’est actuellement traduit par un millier d’identifiés, plus d’une centaine d’arrestations et l’intervention de nombreuses armes prohibées. la brigade d’information a 400 membres de gangs latins dans ses dossiers bien qu’ils aient des centaines de supporters sur les réseaux.
En raison des incidents survenus, le maire de Madrid, José Luis Martínez Almeida, a décidé d’avancer à la semaine prochaine la commission locale de sécurité prévue pour la fin du mois. Le conseiller a justifié sur Twitter que ledit conseil servira à garantir que nous continuons à être l’une des capitales les plus sûres.

