Le président du PNV place le début de la crise du ‘populaire’ dans l’adieu en ne mettant pas l’accent sur le « sigle » et « le troisième est venu à la présidence »
Le président du PNV Andoni Ortuzar a mis en garde contre une éventuelle « tous différés » de la présidente de la Communauté de Madrid Isabel Daz Ayuso pour confirmer la « relation de patronage évidente avec les membres de sa famille ». Ortuzar a reconnu son inquiétude politique face à celles qui découlent d’une crise interne qui consiste à prendre le relais de Mariano Rajoy en 2018 et qui ouvre désormais les portes à une nouvelle direction de Alberto Nez Feijo. « Nous avons besoin d’un PP fort car Vox est un grave problème pour cette démocratie », a souligné le leader nationaliste basque.
Andoni Ortuzar a été contraint d’analyser les conséquences politiques de la crise du PP tout comme Pablo Casado a utilisé sa question au président Pedro Sánchez dire au revoir au Congrès des députés. Le président du PNV, soutenu par une très large représentation institutionnelle de ses collègues d’Euskadi, a rappelé sa propre expérience avec la scission d’Eusko Alkartasuna en 1987 pour défendre le « vaccin » de la mise par devant les « acronymes » devant les « hyperleaderships » à la mode dans la « politique espagnole ».
Un commentaire qui a non seulement servi à interpréter la carrière politique de Casado mais aussi celle des candidats de gauche dans une insinuation sur tout ce qui l’entoure Yolanda Diaz, le vice-président du gouvernement et possible candidat de La Moncloa à la tête de United We Can. Ortuzar a averti que « les initiales n’étaient pas la clé » dans le processus de remplacement de Mariano Rajoy et cela a permis à « celui qui a le moins de votes, le troisième » a accepté la présidence du PP, faisant référence à Pablo Casado. Un Pablo Casado avec qui, selon Ortuzar, il a entretenu une relation personnelle cordiale même si politiquement le PNV s’est retrouvé « sur l’autre axe » en tant qu’allié de Pedro Sánchez après avoir soutenu la chute de Rajoy.
Ortuzar n’a pas caché que ce serait « bien mieux » que « viens un Feijo plus gentil » avec des réalités « nationales » comme le basque contre « d’autres expressions hypercentralistes » qu’elle n’a pas personnalisées. Une nouvelle direction très importante comme contrepoids à Vox, le parti qu’Ortuzar veut marginaliser politiquement en le considérant comme un « problème sérieux pour la démocratie espagnole ». « Vox et Bildu font un voyage inverse; Bildu vient de l’ombre au système tandis que Vox a rejoint le système pour le détruire de l’intérieur », a-t-il déclaré lors de son discours au New Economy Forum.
Ortuzar a défendu la position soutenue par les partis politiques allemands comme un exemple à suivre pour conduire Vox à « l’absence de pertinence politique » et permettre au PP de « magnétiser » plus facilement l’électorat mécontent du gouvernement de Pedro Sánchez. Un processus politique dans lequel il doute de la continuité d’Isabel Daz Ayuso, qui reste en retrait alors que la crise interne se focalise sur Pablo Casado. Ortuzar a alimenté la possible « chute différée d’Ayuso » alors que les enquêtes sur les contrats avec la Communauté de Madrid dans lesquels son frère Toms Daz Ayuso est intervenu avancent.
