Le gouvernement de Sánchez a accordé le troisième degré à 24 membres de l’ETA par rapport aux 11 que Sare utilise dans ses plaintes

Le groupe de soutien aux membres de l’ETA demande à l’exécutif d’Urkullu d’accélérer leur libération avec une dizaine de pétitions

Les supporters de Sare participent à une marche organisée à Mondrag
Les supporters de Sare participent à une marche organisée à Mondragn le 31 décembre 2021.Paulino OribePRESSE ARABE

Le gouvernement de Pedro Sánchez a accordé le troisième degré à 24 membres de l’ETA, une des mesures demandées par les groupes de soutien pour ce groupe qui comprend également la approche des prisons basques et la mise en libération des détenus âgés. Les données fournies par le ministère de l’Intérieur à Vox dans une réponse parlementaire contrastent avec celles fournies dans ses rapports par sari que, selon le dernier rapport rendu public en janvier dernier, limité les troisièmes années à 11 accordée aux membres de l’ETA.

La libération des membres de l’ETA jusqu’au troisième degré constitue l’une des revendications des partis politiques comme EH Bildu et des groupes de soutien comme Sare et Etxerat. La plateforme Sare a fait un rapport en janvier dernier après les mobilisations appelées le 8 dans lequel on assurait que 11 détenus de l’ETA étaient en troisième année, 155 en deuxième année et 7 sans qualification. Cependant, les données officielles fournies par le ministère dirigé par Grande-Marlaska doublent le nombre de membres de l’ETA en semi-liberté jusqu’à 24 et d’autres 136 seront déjà en CE1.

La réponse parlementaire situe ces données au 11 décembre 2021, un mois avant que Sare ne publie un document dénonçant que « Les prisonniers basques sont bloqués au second degré et contraints de purger pleinement leur peine ».

Tant dans ce rapport que dans les déclarations publiques faites par son porte-parole et ancien ministre de la Justice Joséba Azkarraga, Sare établit comme l’une de ses priorités l’application des indemnités pénitentiaires aux membres de l’ETA comme s’ils étaient des prisonniers de droit commun sans tenir compte de la réglementation en vigueur. Le groupe de détenus fait confiance au conseiller Béatrice Artolazabal faciliter le passage au troisième degré des dix dossiers qui sont déjà sur la table du directeur de la justice Eugenio Artetxe. Le conseiller de justice promis devant les représentants de l’Association des victimes du terrorisme (AVT) étudier l’application de l’exigence de collaboration avec la justice dans les décisions sur les troisièmes grades mais, un jour plus tard, il a évité de clarifier cet engagement dans une comparution devant les médias dans laquelle il a présenté un accord avec Eudel pour favoriser l’embauche par les troisièmes conseils de détenus en voie de resocialisation.