Planas convoque dans les « prochains jours » le tableau de la sécheresse

Le ministre a critiqué le fait que pendant que le gouvernement s’efforce de répondre aux problèmes et de rechercher des solutions, d’autres se consacrent à « faire du bruit et agiter »

Le ministre de l'Agriculture, Luis Planas, reçoit son hom
Le ministre de l’Agriculture, Luis Planas, reçoit son homologue français au siège du ministère.JUAN CARLOS HIDALGOEPE
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Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas, a avancé qu’il convoquerait la table sur la sécheresse « dans les prochains jours », après le fort impact qu’elle a sur les agriculteurs et les éleveurs.

« Nous convoquerons à nouveau la table sécheresse dans les prochains jours, même si les mesures approuvées en mars sont toujours en vigueur », a assuré Planas après la réunion qu’il a eue avec le ministre français de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, Marc Fesneau, où ils ont abordé cette question importante pour les deux pays.

Le chef de l’Agriculture a reconnu avoir été « très surpris » d’entendre les « nombreuses demandes de rendez-vous de personnes qui ignoraient que la table sécheresse fonctionnait déjà depuis le 4 mars et après avoir adopté des mesures importantes à la mi-mars ».

Planas a critiqué le fait que pendant que le gouvernement s’efforce de répondre aux problèmes et de trouver des solutions, d’autres se consacrent à « faire du bruit et de l’agitation, ce qui est la tâche que certains semblent s’être fixée ».

Le chef de l’Agriculture a rappelé que nous sommes « dans une situation claire de changement climatique ». « Deux choses doivent être faites : lutter contre le changement climatique et être capables de s’ajuster et de s’adapter à cette situation, en utilisant mieux l’eau dont nous disposons », a-t-il réitéré.

« Nous devons répondre aux problèmes qui se posent, ce que nous n’allons pas faire, c’est entrer dans des polémiques qui n’ont pas de sens, si ceux qui ont demandé l’appel avaient découvert que la table fonctionnait et que les mesures sont en vigueur, ils auraient eu un peu de modération là-dessus », a-t-il critiqué.

Planas a rappelé que cette semaine, la Commission européenne a confirmé que 47% de l’UE est soumise à une « sécheresse sévère ou très grave » et a souligné qu’il avait expliqué au ministre français de l’Agriculture les « mesures que le gouvernement espagnol a adoptées en cette matière avec le décret-loi qui est en vigueur et qui comporte des mesures fiscales et de primes sociales ».

« Je ne voudrais pas oublier les 60 millions d’euros que nous avons par la suite réalisés en soutien à l’assurance agricole, qui répond aux situations de sécheresse dans le secteur primaire. C’est un nouveau moment où de nombreuses stratégies doivent être envisagées par rapport à l’eau Il n’est pas un débat entre irrigué ou non, il faut que ce soit durable », a souligné le patron de la branche.

D’autre part, les représentants de l’Agriculture de Espagne Oui France Ils ont également abordé la situation des marchés agricoles, qui ont été « notablement modifiés » par l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

« Le fait qu’il ait été possible ces dernières semaines d’exporter 600 000 tonnes de céréales depuis l’Ukraine a permis de relâcher une partie de cette pression. Ce comportement plus positif est un facteur à prendre en compte dans la perspective des prix alimentaires pour l’avenir immédiat. . » , au moins sa stabilisation au moins par rapport à l’approvisionnement direct aux citoyens et celles liées aux prix des aliments pour animaux », a expliqué Planas.

La rencontre entre les deux ministres a également servi à analyser la future présidence de l’Espagne dans le Union européenne au second semestre 2023 et qu’elle aura lieu avant les élections européennes, ce qui en fera la « dernière présidence européenne pouvant conclure des dossiers législatifs ».

De cette manière, Planas et Fesneau ont abordé la situation de certaines réglementations qui doivent être approuvées dans cette période, comme celles liées aux indications géographiques, où les deux pays partagent que ce chiffre est un « instrument fondamental de valorisation » des aliments.

Une autre question qui a été sur la table a été la présentation par la CE de la proposition d’utilisation des produits phytosanitaires, ainsi que des questions liées à l’étiquetage de l’origine, à la nutrition et aux conditions de durabilité de la production, un « un très complexe question », selon Planas, où la CE n’a pas encore fait sa proposition. « L’Espagne et la France s’accordent à dire que la norme européenne est simple et qu’elle reflète la diversité des productions », a déclaré le ministre espagnol.

Les ministres sont également convenus de défendre le principe de réciprocité dans les relations commerciales. « Il est important que tous les produits importés aient été fabriqués dans les mêmes conditions que celles auxquelles sont soumis les Européens. Cette question, qui semble élémentaire, ne l’est pas, et nous devons veiller à ce que cet élément soit assuré dans toutes les négociations commerciales en cours. » de réciprocité indispensable pour l’avenir », a-t-il déclaré.

Enfin, Planas a salué la mesure approuvée lors du dernier Conseil des ministres avec la mise en place obligatoire de systèmes de vidéosurveillance dans les abattoirs espagnols. « Cette mesure bénéficie du plein soutien du secteur. C’est une reconnaissance claire des normes de qualité très élevées du secteur de la viande, chaque pays membre est libre de l’adopter et a mon plein soutien comme l’ensemble du secteur espagnol de la viande », a-t-il souligné. .

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